539 000 personnes vivent dans l’un des 135 quartiers prioritaires de la politique de la ville redéfinis en 2024

Publié le | Temps de lecture : 3 minutes

Cette étude de l’Insee a été réalisée en partenariat avec le Sese de la Dreets ainsi que le Centre de ressources pour la politique de la ville, Cité Ressources.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 10,6 % de la population habite dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, dont les contours ont été actualisés en 2024. C’est plus qu’en France métropolitaine (8,1 %). Ces habitants sont plus souvent jeunes, monoparents et étrangers. Ils rencontrent des difficultés très marquées par rapport à ceux de leur environnement urbain. La moitié sont pauvres. Leurs conditions de logement sont moins favorables. Ils sont bien plus souvent sans diplôme et leur insertion sur le marché du travail est plus difficile. Les habitants des quartiers prioritaires de la région paraissent plus fragilisés encore qu’au niveau national, notamment sur le plan professionnel.

Lire l'étude  539 000 personnes vivent dans l’un des 135 quartiers prioritaires de la politique de la ville redéfinis en 2024 (Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur - n° 106 - Octobre 2024)

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Retrouvez la vidéo réalisée à partir des résultats de l’étude sur les nouveaux QPV

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville, aussi appelés QPV, se caractérisent par le faible niveau de vie de leurs habitants et font l’objet de politiques publiques de solidarité.
Leur géographie a été actualisée pour la première fois en 2024.
135 QPV se situent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et 10,6 % de la population réside dans l’un d’entre eux. En France métropolitaine, 8,1 % de la population habite dans un QPV.
Les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse concentrent la plus forte proportion d’habitants en QPV, à l’inverse des Hautes-Alpes.
Près de la moitié des habitants de ces quartiers vivent sous le seuil de pauvreté, et même davantage à Marseille ou à Avignon.
Dans les QPV, la moitié des habitants ont un niveau de vie inférieur à 1 170 € par mois. Pour les autres habitants des villes, ce niveau de vie est supérieur de 805 €.
Les QPV se caractérisent également par la jeunesse de leurs habitants et par une plus forte part de population étrangère.
Les conditions de vie dans les QPV sont spécifiques : 48 % des logements y sont des logements sociaux.
Dans les grandes villes, les logements situés en QPV sont plus souvent suroccupés et leurs habitants davantage exposés à des niveaux élevés de pollution atmosphérique.
Le niveau de formation des habitants des QPV est plus faible qu’ailleurs : 46 % d’entre eux ne possèdent pas de diplôme supérieur au brevet.
Ce faible niveau de formation contribue aux difficultés rencontrées sur le marché de l’emploi, mais d’autres freins existent.
L’absence fréquente de voiture pour les habitants des quartiers prioritaires, ainsi qu’une offre de transports en commun souvent moins développée, compliquent leur accès à des emplois souvent éloignés du domicile.
Seuls 43 % des 15 à 64 ans en QPV occupent un emploi.
Les étrangers et les femmes sont les plus pénalisés : seul un tiers d’entre eux occupe un emploi.
Enfin, les emplois occupés sont plus souvent précaires, puisque 22 % des emplois des habitants des quartiers prioritaires sont à durée limitée.
Pour accéder aux chiffres détaillés, aux données localisées, aux définitions et aux points de méthode mentionnés dans cette vidéo, rendez-vous sur notre site web, où vous retrouverez l’intégralité de cette étude
 

En savoir plus :

Rendez-vous sur Le site de l'INSEE
 

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