Crise sanitaire : la négociation collective, « quoi qu’il en coûte » ?
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Face à la crise sanitaire du Covid-19 en mars 2020 et la promesse présidentielle de protéger entreprises et salariés « quoi qu'il en coûte », la loi d’urgence du 23 mars 2020 a instauré des mesures exceptionnelles modifiant le droit du travail. Ces dispositions ont porté sur les congés payés, la durée du travail (ordonnance du 25 mars 2020), l'activité partielle (décret du 25 mars 2020), la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (ordonnance du 1er avril 2020) et le recours au télétravail pour continuité d'activité (article L1222-11 du Code du travail, disposition existante mobilisée massivement). Pour analyser l'appropriation de ces dérogations par les acteurs de la négociation en Provence-Alpes-Côte d'Azur, une étude qualitative a été menée sur un échantillon aléatoire de 30 unités déposantes, issu de 271 textes enregistrés dans la base D@ccordNG entre mars et juin 2020 (concernant 235 unités).