Hébergement d’urgence : trois personnes sur quatre refusées au moins une fois en 2025

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, près de 38 800 personnes différentes ont contacté le 115 pour être hébergées en urgence en 2025, soit 2,7 % de plus qu’en 2024. Le nombre de nuitées réalisées a en revanche peu évolué, dans un contexte de quasi-stabilité du parc d’hébergement. Près de la moitié des personnes ont fait leur première demande de mise à l’abri en 2025. 

Les caractéristiques des demandeurs sont très proches de celles observées en 2024. Trois sur cinq sont des hommes et près d’un sur deux est une personne seule. Les adultes âgés entre 25 et 54 ans sont majoritaires. Trois personnes sur cinq déclarent être à la rue au moment où la demande d’hébergement d’urgence est exprimée. Un demandeur sur dix a un passé de victime de violences, qu’elles soient conjugales, familiales ou autres.

Sur les 189 500 demandes d’hébergement enregistrées par le 115, près des trois quarts n’ont pu aboutir, une part qui s’élève encore (+3,3 points, après +9,7 points en 2024). Au total, 29 000 personnes, soit trois demandeurs sur quatre, n’ont pu être hébergés en urgence au moins une fois au cours de l’année, principalement en raison du manque de places disponibles ou de places compatibles avec la composition du ménage. Parmi elles, 22 200 n’ont jamais pu être hébergées. Ces personnes, qui représentent plus de la moitié des demandeurs, sont plus souvent sans enfant et n’ont exprimé qu’une ou deux demandes dans l’année. 

Parmi les 16 500 personnes qui ont obtenu au moins une place au cours de l’année, la plupart ont été accueillies en structure d’hébergement. Deux sur sept ont été hébergées uniquement en hôtel, un recours en diminution depuis 2023. Toutes structures confondues, la durée médiane de séjour s’allonge pour atteindre deux mois : les hébergements courts concernent davantage les personnes seules, tandis que les ménages avec enfant(s) restent sur des durées beaucoup plus longues. À l’issue de l’hébergement, les sorties de l’urgence vers un logement sont peu nombreuses. Pour plus d’une personne sur dix, le départ volontaire de la structure est évoqué comme motif de sortie.

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