Lancement de la certification finale des diplômes de travail social niveau 6

| Publié le 21 juin 2021 | Dernière mise à jour le 5 août 2022

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Lancée en 2015, la réingénierie des formations du travail social est entrée en action.
En effet, dans le plan d’action interministériel en faveur du travail social et du développement social, conséquence du rapport Bourguignon, son axe III « Mieux reconnaître le travail social et moderniser l’appareil de formation » est consacré à la réforme des formations du travail social.

Dès la rentrée 2018 avec la publication de deux décrets et de six arrêtés au journal officiel, la réforme des cinq diplômes d’Etat du travail social, de niveau III du registre national des certifications professionnelles (RNCP), est entrée en vigueur pour une sortie effective de promotion diplômée en 2021 avec un niveau II (bac+3 grade licence) au lieu de niveau III (bac+2).
L’organisation de la demi-journée du 21 mai par le pôle Inclusions et solidarités était l’occasion de lancer la certification de la première promotion 2021 en présence des examinateurs désignés pour assurer les épreuves orales sur mémoires prévues en juin.
Après l’ouverture de la séance par Léopold Carbonnel, chef de pôle Inclusions et Solidarités qui a présenté la nouvelle organisation de la DREETS et les enjeux politiques menés sur le travail social, Eric Kerimel de Kerveno, invité d’honneur à la demi-journée de travail, a enchainé sur la conceptualisation du travail social. C’était l’occasion de revoir les fondements du travail social arrêté par le décret du 6 mai 2017, notamment s’agissant des pratiques professionnelles, des savoirs universitaires, pratiques et théoriques.

Un point d’étapes relatif au plan de la stratégie pauvreté s’avérait important à signaler lors de cette séance de travail présenté par Marielle Coiplet, animatrice du plan en région PACA. La suite de la demi-journée a été consacrée à la réingénierie des diplômes du travail social et ce qu’elle a généré comme réforme structurelle.

Deux grands objectifs sont visés dans cette réingénierie :
-  Le premier objectif a visé l’adaptation des référentiels professionnels pour mieux répondre aux besoins des populations en articulation avec les grandes orientations en matière de politiques sociales et les mutations des organisations afin d’améliorer l’employabilité des professionnels tout au long de la vie.
- Le second a visé le passage des 5 diplômes d’Etat au niveau II et leur reconnaissance au grade de licence.
Les cinq diplômes en travail social passent du niveau III au niveau II (niveau 6 suivant la nomenclature européenne) et s’intègrent au cursus universitaire LMD (licence-master-doctorat).
Ce passage signifie que le diplôme est bien reconnu niveau Licence mais non modifié en Licence. Par conséquent, les étudiants ont dorénavant la possibilité d’entrée en Master sans avoir à compléter leur cursus par une formation complémentaire pour y accéder. Ce système a également l’avantage de permettre des passerelles avec les diplômes de l’enseignement supérieur, notamment pour les BTS ou DUT.
Cette articulation entre les diplômes reconnus de niveau II et le niveau Licence s’inscrit dans une logique de fluidité des parcours professionnels, la progression des professionnels et la mobilité européenne des étudiants, se référant au processus de Bologne initié en 1999.